/page/2
Entretien avec Daniel Paris-Clavel, créateur du fanzine « Chéribibi »Qu’est-ce que la presse alternative ? En quoi la distingue-t-on de la presse généraliste ?« Premier principe: ne pas compter de publicités dans les pages du fanzine. Mais c’est un avis très personnel. Ce point est largement discuté dans la communauté de la presse alternative. (…) Faire des distinguos est toujours très compliqué. Chaque rédacteur a ses propres préceptes. Ce qui importe le plus, c’est l’esprit. La presse alternative doit être réalisée avec une passion sans faille. »Vous êtes rédacteur de « Chéribibi ». Quelle ligne éditoriale défend votre fanzine ? « Notre magazine évoque la culture populaire. Et cette dernière ne doit pas se résumer à la culture connue de tous. Nous consacrons nos articles aux actions authentiquement populaires, émanations d’un peuple acteur. A ne pas confondre avec la culture de masse, fabriquée à la chaîne par l’industrie du spectacle (…) Nous proposons un « truc » avec Chéribibi : casser les préjugés, faire tomber les barrières. »Pensez-vous écrire sur des sujets originaux ? « Nous n’écrivons que ça. Je n’ai jamais vu un sujet évoqué dans nos pages être repris par d’autres magazines. Pour l’exemple, nous avons récemment mis en avant le western politique italien. Bref, nous comblons la marge. Et la réussite est là, nous venons de passer à une diffusion de 3000 exemplaires par numéro. »Vous revendiquez donc votre esprit d’indépendance…« Complètement ! La quintessence de la presse alternative, c’est d’écrire des articles en évitant de faire une pale copie de ce qu’on a lu précédemment. Faire un fanzine, c’est bénéficier d’un support original pour mettre en avant tout un tas choses que l’on ne voit nulle part ailleurs. »

Entretien avec Daniel Paris-Clavel, créateur du fanzine « Chéribibi »

Qu’est-ce que la presse alternative ? En quoi la distingue-t-on de la presse généraliste ?
« Premier principe: ne pas compter de publicités dans les pages du fanzine. Mais c’est un avis très personnel. Ce point est largement discuté dans la communauté de la presse alternative. (…) Faire des distinguos est toujours très compliqué. Chaque rédacteur a ses propres préceptes. Ce qui importe le plus, c’est l’esprit. La presse alternative doit être réalisée avec une passion sans faille. »

Vous êtes rédacteur de « Chéribibi ». Quelle ligne éditoriale défend votre fanzine ? 
« Notre magazine évoque la culture populaire. Et cette dernière ne doit pas se résumer à la culture connue de tous. Nous consacrons nos articles aux actions authentiquement populaires, émanations d’un peuple acteur. A ne pas confondre avec la culture de masse, fabriquée à la chaîne par l’industrie du spectacle (…) Nous proposons un « truc » avec Chéribibi : casser les préjugés, faire tomber les barrières. »

Pensez-vous écrire sur des sujets originaux ? 
« Nous n’écrivons que ça. Je n’ai jamais vu un sujet évoqué dans nos pages être repris par d’autres magazines. Pour l’exemple, nous avons récemment mis en avant le western politique italien. Bref, nous comblons la marge. Et la réussite est là, nous venons de passer à une diffusion de 3000 exemplaires par numéro. »

Vous revendiquez donc votre esprit d’indépendance…
« Complètement ! La quintessence de la presse alternative, c’est d’écrire des articles en évitant de faire une pale copie de ce qu’on a lu précédemment. Faire un fanzine, c’est bénéficier d’un support original pour mettre en avant tout un tas choses que l’on ne voit nulle part ailleurs. »

Thor » sans traversAvec « Thor », les studios Marvel confirment leur maîtrise des adaptations de Comics. « Thor » est un guerrier tout-puissant. Héritier du trône d’Asgard, il est en passe de prendre la succession d’Odin, « le père de toutes choses ». Las. Son arrogance va faire renaître un conflit ancestral. A trop fanfaronner, il est banni du royaume et envoyé en pénitence sur Terre. Sur le chemin de la rédemption, l’héraut tout en muscles va ainsi découvrir le réel sens de ses pouvoirs.
Spécialiste de l’édition de Comics, la maison Marvel a pris, depuis quelques années, le virage de l’adaptation cinématographique. Avec asuccès. « Spider-Man » et autres « X-Men » attestent de cette réussite. Pour l’adaptation de « Thor », conte mythologique par excellence, ils ont décidé de relever un nouveau pari. En confiant les manettes du film au très shakespearien Kenneth Branagh, les producteurs ont fait preuve d’un étonnant culot.  
Les premières minutes sont toutefois désopilantes. D’un côté, les adeptes trouveront à redire de cette introduction empreinte de mièvrerie, tandis que les non-initiés s’y perdront à discerner les traits de chaque personnage. Puis, au bout de quelques minutes, le film s’emballe. Tout un chacun se retrouve étonnamment scotché à son siège. Ouf, le film est lancé. Lunettes 3D sur le nez, le spectateur se laisse prendre par cette trépidante aventure… Vous auriez « Thor » de louper ce film. 

Thor » sans travers

Avec « Thor », les studios Marvel confirment leur maîtrise des adaptations de Comics. 

« Thor » est un guerrier tout-puissant. Héritier du trône d’Asgard, il est en passe de prendre la succession d’Odin, « le père de toutes choses ». Las. Son arrogance va faire renaître un conflit ancestral. A trop fanfaronner, il est banni du royaume et envoyé en pénitence sur Terre. Sur le chemin de la rédemption, l’héraut tout en muscles va ainsi découvrir le réel sens de ses pouvoirs.

Spécialiste de l’édition de Comics, la maison Marvel a pris, depuis quelques années, le virage de l’adaptation cinématographique. Avec asuccès. « Spider-Man » et autres « X-Men » attestent de cette réussite. Pour l’adaptation de « Thor », conte mythologique par excellence, ils ont décidé de relever un nouveau pari. En confiant les manettes du film au très shakespearien Kenneth Branagh, les producteurs ont fait preuve d’un étonnant culot.  

Les premières minutes sont toutefois désopilantes. D’un côté, les adeptes trouveront à redire de cette introduction empreinte de mièvrerie, tandis que les non-initiés s’y perdront à discerner les traits de chaque personnage. Puis, au bout de quelques minutes, le film s’emballe. Tout un chacun se retrouve étonnamment scotché à son siège. Ouf, le film est lancé. Lunettes 3D sur le nez, le spectateur se laisse prendre par cette trépidante aventure… Vous auriez « Thor » de louper ce film. 

FanzinothèqueL’âge de la maturité  La Fanzinothèque se porte bien. Merci pour elle. Créé en 1989, l’espace poitevin dédié aux fanzines est toujours aussi actif. Une vitalité qui s’illustre par les quelque 50 000 revues amateurs accumulées en vingt-deux ans. Les étals ainsi entreposés au Confort Moderne constituent la plus importante collection mondiale actuelle de ces « magazines de fans ». Un fonds entretenu quotidiennement par les défenseurs du genre. Et mis à leur disposition sous la forme connue d’un centre de documentation. Pour une adhésion de 5€, il est ainsi possible de s’approprier, pour trois semaines, trois de ces apériodiques indépendants… qui défendent aussi bien un moyen d’expression artistique que littéraire ou politique… Côté partenariats, la Fanzinothèque n’est pas en reste. Les 6 et 7 mai prochains, elle accompagnera par exemple la célébration du 20e anniversaire du fanzine « Chéri Bibi ». Un raout convivial notamment marqué par un débat sur la presse alternative, le samedi 6 mai, à Cap Sud.
_____________________________The age of maturity  The Fanzinothque is fine and dandy. Thanks for asking! Created in 1989, the Poitiers fanzine space is as busy as could be; its dynamism is illustrated by the 50000 amateur reviews it has amassed over 22 years. Its storage stalls in Confort Moderne constitute today’s largest collection in the world of these « fans’ magazines ».  The collection is maintained day after day by the keepers of the faith, and remains at their disposal in the familiar form of a learning resource center. Having paid 5 euros of dues, you may borrow for three weeks three independent periodicals defending a means of expression at once artistic, literary, and at times political.  As regards its partners, the Fanzinotheque is similarly hale and hearty.  On May 6th and May 7th, for instance, it will help celebrate of the 20th anniversary of a fanzine called « Chéri Bibi ». A friendly gathering will be highlighted by a debate on the alternative press (Saturday, May 6th, at Cap Sud).

Fanzinothèque
L’âge de la maturité
La Fanzinothèque se porte bien. Merci pour elle. Créé en 1989, l’espace poitevin dédié aux fanzines est toujours aussi actif. Une vitalité qui s’illustre par les quelque 50 000 revues amateurs accumulées en vingt-deux ans. Les étals ainsi entreposés au Confort Moderne constituent la plus importante collection mondiale actuelle de ces « magazines de fans ».
Un fonds entretenu quotidiennement par les défenseurs du genre. Et mis à leur disposition sous la forme connue d’un centre de documentation. Pour une adhésion de 5€, il est ainsi possible de s’approprier, pour trois semaines, trois de ces apériodiques indépendants… qui défendent aussi bien un moyen d’expression artistique que littéraire ou politique…
Côté partenariats, la Fanzinothèque n’est pas en reste. Les 6 et 7 mai prochains, elle accompagnera par exemple la célébration du 20e anniversaire du fanzine « Chéri Bibi ». Un raout convivial notamment marqué par un débat sur la presse alternative, le samedi 6 mai, à Cap Sud.

_____________________________

The age of maturity
The Fanzinothque is fine and dandy. Thanks for asking! Created in 1989, the Poitiers fanzine space is as busy as could be; its dynamism is illustrated by the 50000 amateur reviews it has amassed over 22 years. Its storage stalls in Confort Moderne constitute today’s largest collection in the world of these « fans’ magazines ».
The collection is maintained day after day by the keepers of the faith, and remains at their disposal in the familiar form of a learning resource center. Having paid 5 euros of dues, you may borrow for three weeks three independent periodicals defending a means of expression at once artistic, literary, and at times political.
As regards its partners, the Fanzinotheque is similarly hale and hearty. On May 6th and May 7th, for instance, it will help celebrate of the 20th anniversary of a fanzine called « Chéri Bibi ». A friendly gathering will be highlighted by a debate on the alternative press (Saturday, May 6th, at Cap Sud).

Roulez jeunesse …

Roulez jeunesse …

Corbier, l’enragé
François Corbier est musicien. Au chant et à la guitare, l’artiste se réclame d’une vaine aussi large qu’hétéroclite entre folk, blues et country. Écumant les scènes de France et de Navarre depuis un demi-siècle, il fera étape ce jeudi dans le cadre de la soirée organisée au Nexxt par The flying elephant records. Au milieu de groupes au son un brin plus péchu, le chansonnier aura malgré tout à cœur de retrouver son « public ».
Car voilà, François Corbier évoque en toute « modestie » sa discographie. « Je fais des chansons sur le quotidien », clame-t-il. Un peu engagé, surtout pas polémiste, il parle de la vie des « petites gens ». Son ambition se cantonne dès lors à une illustration de sujets « d’actualité ». Et il dit avoir aucun message à faire passer ! Se contente-t-il de juste offrir un moment de détente à ce public, son « public », qui lui rend si bien ?
Loin des circuits de programmations radiophoniques, son audience reste mesurée. Quelque peu remonté contre cette mode du « juke-box », il s’étonne presque de ne pas avoir plus de reconnaissance de la part de l’industrie musicale. Pis, les media l’irrite : « On m’enferme dans une unique partie de ma vie d’artiste, s’agace François Corbier. J’ai pourtant quitté la télévision, il y a plus de quinze ans. » Il s’horripile que les plumitifs en reviennent éternellement, et surtout uniquement, à son escapade vers la chanson pour enfants. Certes, il a connu l’écho médiatique du Club Dorothée. Le blasphème a été prononcé ! François Corbier bien qu’assumant ce passage télévisuel, souhaite toutefois qu’il ne soit plus évoqué. Convaincu que son « public, comme il aime à le rappeler, ne vient pas à mes concerts pour entendre des chansons de cette époque ». S’il le dit, on veut bien le croire.

Corbier, l’enragé

François Corbier est musicien. Au chant et à la guitare, l’artiste se réclame d’une vaine aussi large qu’hétéroclite entre folk, blues et country. Écumant les scènes de France et de Navarre depuis un demi-siècle, il fera étape ce jeudi dans le cadre de la soirée organisée au Nexxt par The flying elephant records. Au milieu de groupes au son un brin plus péchu, le chansonnier aura malgré tout à cœur de retrouver son « public ».

Car voilà, François Corbier évoque en toute « modestie » sa discographie. « Je fais des chansons sur le quotidien », clame-t-il. Un peu engagé, surtout pas polémiste, il parle de la vie des « petites gens ». Son ambition se cantonne dès lors à une illustration de sujets « d’actualité ». Et il dit avoir aucun message à faire passer ! Se contente-t-il de juste offrir un moment de détente à ce public, son « public », qui lui rend si bien ?

Loin des circuits de programmations radiophoniques, son audience reste mesurée. Quelque peu remonté contre cette mode du « juke-box », il s’étonne presque de ne pas avoir plus de reconnaissance de la part de l’industrie musicale. Pis, les media l’irrite : « On m’enferme dans une unique partie de ma vie d’artiste, s’agace François Corbier. J’ai pourtant quitté la télévision, il y a plus de quinze ans. » Il s’horripile que les plumitifs en reviennent éternellement, et surtout uniquement, à son escapade vers la chanson pour enfants. Certes, il a connu l’écho médiatique du Club Dorothée. Le blasphème a été prononcé ! François Corbier bien qu’assumant ce passage télévisuel, souhaite toutefois qu’il ne soit plus évoqué. Convaincu que son « public, comme il aime à le rappeler, ne vient pas à mes concerts pour entendre des chansons de cette époque ». S’il le dit, on veut bien le croire.

Un été de ciné en 140 signes:
Année Bissextile; la lenteur du récit rend la fin d’autrement prenante, et humainement terrible
Expendables; de la bagarre a la cantonade …
Tamara Drewe; l’humour anglais, on aime ou on déteste
L’Arbre; la figure tutelaire du père prend racine dans une émotion folle
Le Caméléon; film d’une puissance émotionnelle véritablement angoissante http://bit.ly/aFBQyY
Tournée; inévitablement burlesque et fabuleusement mélancolique …

Un été de ciné en 140 signes:

Année Bissextile; la lenteur du récit rend la fin d’autrement prenante, et humainement terrible

Expendables; de la bagarre a la cantonade …

Tamara Drewe; l’humour anglais, on aime ou on déteste

L’Arbre; la figure tutelaire du père prend racine dans une émotion folle

Le Caméléon; film d’une puissance émotionnelle véritablement angoissante http://bit.ly/aFBQyY

Tournée; inévitablement burlesque et fabuleusement mélancolique …

Le Tour de France, ce roman de juillet. Le roman de ma vie. Mais qu’est-ce qu’il est difficile de le suivre avec intérêt tant le journalisme sportif tend à s’escrimer avec la médiocrité.  Alternative à la télévision (et à la voix de Laurent « Dark Vador » Fignon) et à la radio (et le populisme horripilant des consultants de Radio-Monte-Carlo), la poésie de Jean-Louis Le Touzet (à lire tous les jours dans Libé) sont aussi savoureux que les tweets de @thomas_lequipe (preuve que L’Equipe n’a pas encore tout perdu) et de @JulietMacur (from the New York Tmes).
Mais le plus affligeant (voir réjouissant dans un autre registre), c’est la bourde de Gégé Holtz, et tous ces « fils de Putte » qui ont ainsi vu le vénérable (et inaltérable sniffeur de coke) se confondrent en excuses après cet écart de langage (sans que quiconque n’y trouve rien à redire) !
Photo: Letouzetontwitter “Petitesphrases”

Le Tour de France, ce roman de juillet. Le roman de ma vie. Mais qu’est-ce qu’il est difficile de le suivre avec intérêt tant le journalisme sportif tend à s’escrimer avec la médiocrité. Alternative à la télévision (et à la voix de Laurent « Dark Vador » Fignon) et à la radio (et le populisme horripilant des consultants de Radio-Monte-Carlo), la poésie de Jean-Louis Le Touzet (à lire tous les jours dans Libé) sont aussi savoureux que les tweets de @thomas_lequipe (preuve que L’Equipe n’a pas encore tout perdu) et de @JulietMacur (from the New York Tmes).

Mais le plus affligeant (voir réjouissant dans un autre registre), c’est la bourde de Gégé Holtz, et tous ces « fils de Putte » qui ont ainsi vu le vénérable (et inaltérable sniffeur de coke) se confondrent en excuses après cet écart de langage (sans que quiconque n’y trouve rien à redire) !

Photo: Letouzetontwitter “Petitesphrases”

Voilà le compte-rendu, victime de la censure …
CYCLOSPORTIVE 
Les 20 ans du circuit du Vigeant
Il n’est pas coutume, les vingt ans du circuit automobile du Val de Vienne fêtait en grande pompe tout au long du week-end, fut l’occasion pour quelques soixante-dix cyclistes de s’affronter sur le tracé dévoué communément au sport automobile. Et si la victoire de Christophe Castel est liée à un petit imbroglio dans le final, il ne faudrait surtout pas surestimer la valeur de ce coureur ayant réussi à s’immiscer dans l’échappée victorieuse au côté de Jean-François Bégoin (JPCL, 2e), Alexandre Lorioux (UV Limousine, 3e), Nicolas Maire (Océane-Cycle Poitevin, 4e), Jonathan Cormier (AC Châtellerault, 5e) et Mickaël Damiens (OCP, 6e).
On l’a fait
Mais au-delà des premières places squattées par les habitués des podiums sur les courses cyclistes; cette cyclosportive (comme chacune d’elles) offrent avant tout la possibilité de présenter sur la même ligne départ le lambda du dimanche aux meilleurs de l’exercice cycliste.
Autant dire que l’occasion était trop belle pour que votre correspondant local se mesure à ces sportifs dont il se contente de généralement décrire les faits et gestes. Épinglant mon dossard, j’en profitais pour glisser calepin et crayon au fond des poches arrière de mon maillot. Mal, il m’en a pris puisque je n’aurais guère eu le temps de prendre des notes.
Parti sur les chapeaux de roue, malgré une demi-heure de retard sur l’horaire annoncé, je dois bien avoué avoir du être rapidement lucide sur mes chances de victoire. Chancelant à l’arrière du peloton, mes cuisses me perdirent aussi vite que les premiers s’embarquaient dans les lueurs du soleil couchant. Je trouvais dès lors refuge dans le sillage bienveillant de cette Anglaise du VC Montmorillon. Merci Jeanne ! « La femme est l’avenir de l’homme », chantait si bien Jean Ferrat, me suis-je dit en retrouvant un second souffle. 
Je continuais dès lors mon calvaire au fil des virages du circuit où les trajectoires sont aussi essentielles en vélo quand voiture (ou moto). Qui plus est, si vous ne souhaitez pas aller mordre le bitume.
Suant à grosses gouttes, tentant de rester lucide malgré une fatigue de plus en plus pesante, je bénis alors Bruno Puydupin, le président du VC Montmorillon (et organisateur de cette épreuve) quand il dit : « fin de course dans dix minutes. » 
Consciencieux dans mon exercice de correspondant, je me préservais de disputer le sprint du peloton auquel j’appartenais afin d’apercevoir au plus près de la chose : la fin de course des premiers. Je pouvais ainsi voir Jonathan Cormier bien partis pour l’emporter, s’enfilait dans la voie des stands, et donc offrir la victoire à Christophe Castel en cette nocturne des 20 ans du circuit du Vigeant. 
Article après l’acte de censure
Photo: Dunechaser “Dr. Hunter S. Thompson”

Voilà le compte-rendu, victime de la censure …

CYCLOSPORTIVE

Les 20 ans du circuit du Vigeant

Il n’est pas coutume, les vingt ans du circuit automobile du Val de Vienne fêtait en grande pompe tout au long du week-end, fut l’occasion pour quelques soixante-dix cyclistes de s’affronter sur le tracé dévoué communément au sport automobile. Et si la victoire de Christophe Castel est liée à un petit imbroglio dans le final, il ne faudrait surtout pas surestimer la valeur de ce coureur ayant réussi à s’immiscer dans l’échappée victorieuse au côté de Jean-François Bégoin (JPCL, 2e), Alexandre Lorioux (UV Limousine, 3e), Nicolas Maire (Océane-Cycle Poitevin, 4e), Jonathan Cormier (AC Châtellerault, 5e) et Mickaël Damiens (OCP, 6e).

On l’a fait

Mais au-delà des premières places squattées par les habitués des podiums sur les courses cyclistes; cette cyclosportive (comme chacune d’elles) offrent avant tout la possibilité de présenter sur la même ligne départ le lambda du dimanche aux meilleurs de l’exercice cycliste.

Autant dire que l’occasion était trop belle pour que votre correspondant local se mesure à ces sportifs dont il se contente de généralement décrire les faits et gestes. Épinglant mon dossard, j’en profitais pour glisser calepin et crayon au fond des poches arrière de mon maillot. Mal, il m’en a pris puisque je n’aurais guère eu le temps de prendre des notes.

Parti sur les chapeaux de roue, malgré une demi-heure de retard sur l’horaire annoncé, je dois bien avoué avoir du être rapidement lucide sur mes chances de victoire. Chancelant à l’arrière du peloton, mes cuisses me perdirent aussi vite que les premiers s’embarquaient dans les lueurs du soleil couchant. Je trouvais dès lors refuge dans le sillage bienveillant de cette Anglaise du VC Montmorillon. Merci Jeanne ! « La femme est l’avenir de l’homme », chantait si bien Jean Ferrat, me suis-je dit en retrouvant un second souffle.

Je continuais dès lors mon calvaire au fil des virages du circuit où les trajectoires sont aussi essentielles en vélo quand voiture (ou moto). Qui plus est, si vous ne souhaitez pas aller mordre le bitume.

Suant à grosses gouttes, tentant de rester lucide malgré une fatigue de plus en plus pesante, je bénis alors Bruno Puydupin, le président du VC Montmorillon (et organisateur de cette épreuve) quand il dit : « fin de course dans dix minutes. »

Consciencieux dans mon exercice de correspondant, je me préservais de disputer le sprint du peloton auquel j’appartenais afin d’apercevoir au plus près de la chose : la fin de course des premiers. Je pouvais ainsi voir Jonathan Cormier bien partis pour l’emporter, s’enfilait dans la voie des stands, et donc offrir la victoire à Christophe Castel en cette nocturne des 20 ans du circuit du Vigeant. 

Article après l’acte de censure

Photo: Dunechaser “Dr. Hunter S. Thompson”

En ces moments où le doute me tressaille, les fêtes foraines ont ce quelque chose de rassérénant et de rassurant. 

En ces moments où le doute me tressaille, les fêtes foraines ont ce quelque chose de rassérénant et de rassurant. 

 
Chaque mercredi, Libé nous sert cette même séance tenante sous l’intitulée quel spectateur êtes-vous ? Ce coup-ci, point d’invité, c’est moi-même qui vous répond du tac au tac.
La première image ?
Carol dans Max et les Maximonstres (Where the wild things are) à travers différentes scènes du film. La voix de James Gandolfini ajoute un je-ne-sais-quoi au personnage.
Le film (ou la séquence) qui a traumatisé votre enfance ?
La scène finale dans Croc-Blanc. Depuis ce jour, je pleure d’un rien au ciné.
Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?
La Bête de Guerre. Film que je n’ai toujours pas vu. Mon seul souvenir de celui-ci, c’est quand mon père m’a intimé de rejoindre mon lit lorsqu’un gars se faisait écraser par un char.
Une scène fétiche, ou une scène qui vous hante ?
Romain Duris reprenant Cambodia de Kim Wilde, Dans Paris (ici).
Vous dirigez un remake ? Lequel ?
… !?
Le film que vous avez le plus vu (à la télé ou en salle) ?
Le film que j’ai le plus vu au cours des deux dernières années, c’est sans conteste Juno. J’ai dû le voir au moins trois fois au ciné. Je l’ai vu lors du vol aller, et au retour également, de mon escapade en Down Under. Je l’ai vu trois jours d’affilée au Brown Kiwi …
Votre vie devient un biopic (biographie filmée). Qui dans votre rôle ? Et qui derrière la caméra ?
Mike Bee pour les deux.
Le personnage qui vous a fait le plus rêver ?
Si je dis Michele Bartoli, ça marche ?
Le cinéaste absolu à vos yeux ?
Christophe Honoré (voir Wes Anderson)
Le film que vous êtes le seul à connaître ?
Novo
Une réplique que vous connaissez par cœur ?
Aucune > mémoire de poisson-rouge
L’acteur (l’actrice) que vous auriez aimé être ?
Anna Mouglalis :-))
Dernier film vu ? Avec qui ? C’était quand ?
Mammuth, avec ma salope, au Dietrich.
Le chef-d’œuvre dont tout le monde vous parle mais que vous n’avez toujours pas réussi à voir ?
A bout de souffle de Jean-Luc Godard
La dernière image ?
La scène finale de Gerry. Comprenne qui veut. (ceci n’est pas la fin du film, mais un p’tit aperçu bien représentatif)

Chaque mercredi, Libé nous sert cette même séance tenante sous l’intitulée quel spectateur êtes-vous ? Ce coup-ci, point d’invité, c’est moi-même qui vous répond du tac au tac.

La première image ?

Carol dans Max et les Maximonstres (Where the wild things are) à travers différentes scènes du film. La voix de James Gandolfini ajoute un je-ne-sais-quoi au personnage.

Le film (ou la séquence) qui a traumatisé votre enfance ?

La scène finale dans Croc-Blanc. Depuis ce jour, je pleure d’un rien au ciné.

Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

La Bête de Guerre. Film que je n’ai toujours pas vu. Mon seul souvenir de celui-ci, c’est quand mon père m’a intimé de rejoindre mon lit lorsqu’un gars se faisait écraser par un char.

Une scène fétiche, ou une scène qui vous hante ?

Romain Duris reprenant Cambodia de Kim Wilde, Dans Paris (ici).

Vous dirigez un remake ? Lequel ?

… !?

Le film que vous avez le plus vu (à la télé ou en salle) ?

Le film que j’ai le plus vu au cours des deux dernières années, c’est sans conteste Juno. J’ai dû le voir au moins trois fois au ciné. Je l’ai vu lors du vol aller, et au retour également, de mon escapade en Down Under. Je l’ai vu trois jours d’affilée au Brown Kiwi …

Votre vie devient un biopic (biographie filmée). Qui dans votre rôle ? Et qui derrière la caméra ?

Mike Bee pour les deux.

Le personnage qui vous a fait le plus rêver ?

Si je dis Michele Bartoli, ça marche ?

Le cinéaste absolu à vos yeux ?

Christophe Honoré (voir Wes Anderson)

Le film que vous êtes le seul à connaître ?

Novo

Une réplique que vous connaissez par cœur ?

Aucune > mémoire de poisson-rouge

L’acteur (l’actrice) que vous auriez aimé être ?

Anna Mouglalis :-))

Dernier film vu ? Avec qui ? C’était quand ?

Mammuth, avec ma salope, au Dietrich.

Le chef-d’œuvre dont tout le monde vous parle mais que vous n’avez toujours pas réussi à voir ?

A bout de souffle de Jean-Luc Godard

La dernière image ?

La scène finale de Gerry. Comprenne qui veut. (ceci n’est pas la fin du film, mais un p’tit aperçu bien représentatif)

Entretien avec Daniel Paris-Clavel, créateur du fanzine « Chéribibi »Qu’est-ce que la presse alternative ? En quoi la distingue-t-on de la presse généraliste ?« Premier principe: ne pas compter de publicités dans les pages du fanzine. Mais c’est un avis très personnel. Ce point est largement discuté dans la communauté de la presse alternative. (…) Faire des distinguos est toujours très compliqué. Chaque rédacteur a ses propres préceptes. Ce qui importe le plus, c’est l’esprit. La presse alternative doit être réalisée avec une passion sans faille. »Vous êtes rédacteur de « Chéribibi ». Quelle ligne éditoriale défend votre fanzine ? « Notre magazine évoque la culture populaire. Et cette dernière ne doit pas se résumer à la culture connue de tous. Nous consacrons nos articles aux actions authentiquement populaires, émanations d’un peuple acteur. A ne pas confondre avec la culture de masse, fabriquée à la chaîne par l’industrie du spectacle (…) Nous proposons un « truc » avec Chéribibi : casser les préjugés, faire tomber les barrières. »Pensez-vous écrire sur des sujets originaux ? « Nous n’écrivons que ça. Je n’ai jamais vu un sujet évoqué dans nos pages être repris par d’autres magazines. Pour l’exemple, nous avons récemment mis en avant le western politique italien. Bref, nous comblons la marge. Et la réussite est là, nous venons de passer à une diffusion de 3000 exemplaires par numéro. »Vous revendiquez donc votre esprit d’indépendance…« Complètement ! La quintessence de la presse alternative, c’est d’écrire des articles en évitant de faire une pale copie de ce qu’on a lu précédemment. Faire un fanzine, c’est bénéficier d’un support original pour mettre en avant tout un tas choses que l’on ne voit nulle part ailleurs. »

Entretien avec Daniel Paris-Clavel, créateur du fanzine « Chéribibi »

Qu’est-ce que la presse alternative ? En quoi la distingue-t-on de la presse généraliste ?
« Premier principe: ne pas compter de publicités dans les pages du fanzine. Mais c’est un avis très personnel. Ce point est largement discuté dans la communauté de la presse alternative. (…) Faire des distinguos est toujours très compliqué. Chaque rédacteur a ses propres préceptes. Ce qui importe le plus, c’est l’esprit. La presse alternative doit être réalisée avec une passion sans faille. »

Vous êtes rédacteur de « Chéribibi ». Quelle ligne éditoriale défend votre fanzine ? 
« Notre magazine évoque la culture populaire. Et cette dernière ne doit pas se résumer à la culture connue de tous. Nous consacrons nos articles aux actions authentiquement populaires, émanations d’un peuple acteur. A ne pas confondre avec la culture de masse, fabriquée à la chaîne par l’industrie du spectacle (…) Nous proposons un « truc » avec Chéribibi : casser les préjugés, faire tomber les barrières. »

Pensez-vous écrire sur des sujets originaux ? 
« Nous n’écrivons que ça. Je n’ai jamais vu un sujet évoqué dans nos pages être repris par d’autres magazines. Pour l’exemple, nous avons récemment mis en avant le western politique italien. Bref, nous comblons la marge. Et la réussite est là, nous venons de passer à une diffusion de 3000 exemplaires par numéro. »

Vous revendiquez donc votre esprit d’indépendance…
« Complètement ! La quintessence de la presse alternative, c’est d’écrire des articles en évitant de faire une pale copie de ce qu’on a lu précédemment. Faire un fanzine, c’est bénéficier d’un support original pour mettre en avant tout un tas choses que l’on ne voit nulle part ailleurs. »

Thor » sans traversAvec « Thor », les studios Marvel confirment leur maîtrise des adaptations de Comics. « Thor » est un guerrier tout-puissant. Héritier du trône d’Asgard, il est en passe de prendre la succession d’Odin, « le père de toutes choses ». Las. Son arrogance va faire renaître un conflit ancestral. A trop fanfaronner, il est banni du royaume et envoyé en pénitence sur Terre. Sur le chemin de la rédemption, l’héraut tout en muscles va ainsi découvrir le réel sens de ses pouvoirs.
Spécialiste de l’édition de Comics, la maison Marvel a pris, depuis quelques années, le virage de l’adaptation cinématographique. Avec asuccès. « Spider-Man » et autres « X-Men » attestent de cette réussite. Pour l’adaptation de « Thor », conte mythologique par excellence, ils ont décidé de relever un nouveau pari. En confiant les manettes du film au très shakespearien Kenneth Branagh, les producteurs ont fait preuve d’un étonnant culot.  
Les premières minutes sont toutefois désopilantes. D’un côté, les adeptes trouveront à redire de cette introduction empreinte de mièvrerie, tandis que les non-initiés s’y perdront à discerner les traits de chaque personnage. Puis, au bout de quelques minutes, le film s’emballe. Tout un chacun se retrouve étonnamment scotché à son siège. Ouf, le film est lancé. Lunettes 3D sur le nez, le spectateur se laisse prendre par cette trépidante aventure… Vous auriez « Thor » de louper ce film. 

Thor » sans travers

Avec « Thor », les studios Marvel confirment leur maîtrise des adaptations de Comics. 

« Thor » est un guerrier tout-puissant. Héritier du trône d’Asgard, il est en passe de prendre la succession d’Odin, « le père de toutes choses ». Las. Son arrogance va faire renaître un conflit ancestral. A trop fanfaronner, il est banni du royaume et envoyé en pénitence sur Terre. Sur le chemin de la rédemption, l’héraut tout en muscles va ainsi découvrir le réel sens de ses pouvoirs.

Spécialiste de l’édition de Comics, la maison Marvel a pris, depuis quelques années, le virage de l’adaptation cinématographique. Avec asuccès. « Spider-Man » et autres « X-Men » attestent de cette réussite. Pour l’adaptation de « Thor », conte mythologique par excellence, ils ont décidé de relever un nouveau pari. En confiant les manettes du film au très shakespearien Kenneth Branagh, les producteurs ont fait preuve d’un étonnant culot.  

Les premières minutes sont toutefois désopilantes. D’un côté, les adeptes trouveront à redire de cette introduction empreinte de mièvrerie, tandis que les non-initiés s’y perdront à discerner les traits de chaque personnage. Puis, au bout de quelques minutes, le film s’emballe. Tout un chacun se retrouve étonnamment scotché à son siège. Ouf, le film est lancé. Lunettes 3D sur le nez, le spectateur se laisse prendre par cette trépidante aventure… Vous auriez « Thor » de louper ce film. 

FanzinothèqueL’âge de la maturité  La Fanzinothèque se porte bien. Merci pour elle. Créé en 1989, l’espace poitevin dédié aux fanzines est toujours aussi actif. Une vitalité qui s’illustre par les quelque 50 000 revues amateurs accumulées en vingt-deux ans. Les étals ainsi entreposés au Confort Moderne constituent la plus importante collection mondiale actuelle de ces « magazines de fans ». Un fonds entretenu quotidiennement par les défenseurs du genre. Et mis à leur disposition sous la forme connue d’un centre de documentation. Pour une adhésion de 5€, il est ainsi possible de s’approprier, pour trois semaines, trois de ces apériodiques indépendants… qui défendent aussi bien un moyen d’expression artistique que littéraire ou politique… Côté partenariats, la Fanzinothèque n’est pas en reste. Les 6 et 7 mai prochains, elle accompagnera par exemple la célébration du 20e anniversaire du fanzine « Chéri Bibi ». Un raout convivial notamment marqué par un débat sur la presse alternative, le samedi 6 mai, à Cap Sud.
_____________________________The age of maturity  The Fanzinothque is fine and dandy. Thanks for asking! Created in 1989, the Poitiers fanzine space is as busy as could be; its dynamism is illustrated by the 50000 amateur reviews it has amassed over 22 years. Its storage stalls in Confort Moderne constitute today’s largest collection in the world of these « fans’ magazines ».  The collection is maintained day after day by the keepers of the faith, and remains at their disposal in the familiar form of a learning resource center. Having paid 5 euros of dues, you may borrow for three weeks three independent periodicals defending a means of expression at once artistic, literary, and at times political.  As regards its partners, the Fanzinotheque is similarly hale and hearty.  On May 6th and May 7th, for instance, it will help celebrate of the 20th anniversary of a fanzine called « Chéri Bibi ». A friendly gathering will be highlighted by a debate on the alternative press (Saturday, May 6th, at Cap Sud).

Fanzinothèque
L’âge de la maturité
La Fanzinothèque se porte bien. Merci pour elle. Créé en 1989, l’espace poitevin dédié aux fanzines est toujours aussi actif. Une vitalité qui s’illustre par les quelque 50 000 revues amateurs accumulées en vingt-deux ans. Les étals ainsi entreposés au Confort Moderne constituent la plus importante collection mondiale actuelle de ces « magazines de fans ».
Un fonds entretenu quotidiennement par les défenseurs du genre. Et mis à leur disposition sous la forme connue d’un centre de documentation. Pour une adhésion de 5€, il est ainsi possible de s’approprier, pour trois semaines, trois de ces apériodiques indépendants… qui défendent aussi bien un moyen d’expression artistique que littéraire ou politique…
Côté partenariats, la Fanzinothèque n’est pas en reste. Les 6 et 7 mai prochains, elle accompagnera par exemple la célébration du 20e anniversaire du fanzine « Chéri Bibi ». Un raout convivial notamment marqué par un débat sur la presse alternative, le samedi 6 mai, à Cap Sud.

_____________________________

The age of maturity
The Fanzinothque is fine and dandy. Thanks for asking! Created in 1989, the Poitiers fanzine space is as busy as could be; its dynamism is illustrated by the 50000 amateur reviews it has amassed over 22 years. Its storage stalls in Confort Moderne constitute today’s largest collection in the world of these « fans’ magazines ».
The collection is maintained day after day by the keepers of the faith, and remains at their disposal in the familiar form of a learning resource center. Having paid 5 euros of dues, you may borrow for three weeks three independent periodicals defending a means of expression at once artistic, literary, and at times political.
As regards its partners, the Fanzinotheque is similarly hale and hearty. On May 6th and May 7th, for instance, it will help celebrate of the 20th anniversary of a fanzine called « Chéri Bibi ». A friendly gathering will be highlighted by a debate on the alternative press (Saturday, May 6th, at Cap Sud).

Roulez jeunesse …

Roulez jeunesse …

Corbier, l’enragé
François Corbier est musicien. Au chant et à la guitare, l’artiste se réclame d’une vaine aussi large qu’hétéroclite entre folk, blues et country. Écumant les scènes de France et de Navarre depuis un demi-siècle, il fera étape ce jeudi dans le cadre de la soirée organisée au Nexxt par The flying elephant records. Au milieu de groupes au son un brin plus péchu, le chansonnier aura malgré tout à cœur de retrouver son « public ».
Car voilà, François Corbier évoque en toute « modestie » sa discographie. « Je fais des chansons sur le quotidien », clame-t-il. Un peu engagé, surtout pas polémiste, il parle de la vie des « petites gens ». Son ambition se cantonne dès lors à une illustration de sujets « d’actualité ». Et il dit avoir aucun message à faire passer ! Se contente-t-il de juste offrir un moment de détente à ce public, son « public », qui lui rend si bien ?
Loin des circuits de programmations radiophoniques, son audience reste mesurée. Quelque peu remonté contre cette mode du « juke-box », il s’étonne presque de ne pas avoir plus de reconnaissance de la part de l’industrie musicale. Pis, les media l’irrite : « On m’enferme dans une unique partie de ma vie d’artiste, s’agace François Corbier. J’ai pourtant quitté la télévision, il y a plus de quinze ans. » Il s’horripile que les plumitifs en reviennent éternellement, et surtout uniquement, à son escapade vers la chanson pour enfants. Certes, il a connu l’écho médiatique du Club Dorothée. Le blasphème a été prononcé ! François Corbier bien qu’assumant ce passage télévisuel, souhaite toutefois qu’il ne soit plus évoqué. Convaincu que son « public, comme il aime à le rappeler, ne vient pas à mes concerts pour entendre des chansons de cette époque ». S’il le dit, on veut bien le croire.

Corbier, l’enragé

François Corbier est musicien. Au chant et à la guitare, l’artiste se réclame d’une vaine aussi large qu’hétéroclite entre folk, blues et country. Écumant les scènes de France et de Navarre depuis un demi-siècle, il fera étape ce jeudi dans le cadre de la soirée organisée au Nexxt par The flying elephant records. Au milieu de groupes au son un brin plus péchu, le chansonnier aura malgré tout à cœur de retrouver son « public ».

Car voilà, François Corbier évoque en toute « modestie » sa discographie. « Je fais des chansons sur le quotidien », clame-t-il. Un peu engagé, surtout pas polémiste, il parle de la vie des « petites gens ». Son ambition se cantonne dès lors à une illustration de sujets « d’actualité ». Et il dit avoir aucun message à faire passer ! Se contente-t-il de juste offrir un moment de détente à ce public, son « public », qui lui rend si bien ?

Loin des circuits de programmations radiophoniques, son audience reste mesurée. Quelque peu remonté contre cette mode du « juke-box », il s’étonne presque de ne pas avoir plus de reconnaissance de la part de l’industrie musicale. Pis, les media l’irrite : « On m’enferme dans une unique partie de ma vie d’artiste, s’agace François Corbier. J’ai pourtant quitté la télévision, il y a plus de quinze ans. » Il s’horripile que les plumitifs en reviennent éternellement, et surtout uniquement, à son escapade vers la chanson pour enfants. Certes, il a connu l’écho médiatique du Club Dorothée. Le blasphème a été prononcé ! François Corbier bien qu’assumant ce passage télévisuel, souhaite toutefois qu’il ne soit plus évoqué. Convaincu que son « public, comme il aime à le rappeler, ne vient pas à mes concerts pour entendre des chansons de cette époque ». S’il le dit, on veut bien le croire.

Un été de ciné en 140 signes:
Année Bissextile; la lenteur du récit rend la fin d’autrement prenante, et humainement terrible
Expendables; de la bagarre a la cantonade …
Tamara Drewe; l’humour anglais, on aime ou on déteste
L’Arbre; la figure tutelaire du père prend racine dans une émotion folle
Le Caméléon; film d’une puissance émotionnelle véritablement angoissante http://bit.ly/aFBQyY
Tournée; inévitablement burlesque et fabuleusement mélancolique …

Un été de ciné en 140 signes:

Année Bissextile; la lenteur du récit rend la fin d’autrement prenante, et humainement terrible

Expendables; de la bagarre a la cantonade …

Tamara Drewe; l’humour anglais, on aime ou on déteste

L’Arbre; la figure tutelaire du père prend racine dans une émotion folle

Le Caméléon; film d’une puissance émotionnelle véritablement angoissante http://bit.ly/aFBQyY

Tournée; inévitablement burlesque et fabuleusement mélancolique …

Le Tour de France, ce roman de juillet. Le roman de ma vie. Mais qu’est-ce qu’il est difficile de le suivre avec intérêt tant le journalisme sportif tend à s’escrimer avec la médiocrité.  Alternative à la télévision (et à la voix de Laurent « Dark Vador » Fignon) et à la radio (et le populisme horripilant des consultants de Radio-Monte-Carlo), la poésie de Jean-Louis Le Touzet (à lire tous les jours dans Libé) sont aussi savoureux que les tweets de @thomas_lequipe (preuve que L’Equipe n’a pas encore tout perdu) et de @JulietMacur (from the New York Tmes).
Mais le plus affligeant (voir réjouissant dans un autre registre), c’est la bourde de Gégé Holtz, et tous ces « fils de Putte » qui ont ainsi vu le vénérable (et inaltérable sniffeur de coke) se confondrent en excuses après cet écart de langage (sans que quiconque n’y trouve rien à redire) !
Photo: Letouzetontwitter “Petitesphrases”

Le Tour de France, ce roman de juillet. Le roman de ma vie. Mais qu’est-ce qu’il est difficile de le suivre avec intérêt tant le journalisme sportif tend à s’escrimer avec la médiocrité. Alternative à la télévision (et à la voix de Laurent « Dark Vador » Fignon) et à la radio (et le populisme horripilant des consultants de Radio-Monte-Carlo), la poésie de Jean-Louis Le Touzet (à lire tous les jours dans Libé) sont aussi savoureux que les tweets de @thomas_lequipe (preuve que L’Equipe n’a pas encore tout perdu) et de @JulietMacur (from the New York Tmes).

Mais le plus affligeant (voir réjouissant dans un autre registre), c’est la bourde de Gégé Holtz, et tous ces « fils de Putte » qui ont ainsi vu le vénérable (et inaltérable sniffeur de coke) se confondrent en excuses après cet écart de langage (sans que quiconque n’y trouve rien à redire) !

Photo: Letouzetontwitter “Petitesphrases”

Voilà le compte-rendu, victime de la censure …
CYCLOSPORTIVE 
Les 20 ans du circuit du Vigeant
Il n’est pas coutume, les vingt ans du circuit automobile du Val de Vienne fêtait en grande pompe tout au long du week-end, fut l’occasion pour quelques soixante-dix cyclistes de s’affronter sur le tracé dévoué communément au sport automobile. Et si la victoire de Christophe Castel est liée à un petit imbroglio dans le final, il ne faudrait surtout pas surestimer la valeur de ce coureur ayant réussi à s’immiscer dans l’échappée victorieuse au côté de Jean-François Bégoin (JPCL, 2e), Alexandre Lorioux (UV Limousine, 3e), Nicolas Maire (Océane-Cycle Poitevin, 4e), Jonathan Cormier (AC Châtellerault, 5e) et Mickaël Damiens (OCP, 6e).
On l’a fait
Mais au-delà des premières places squattées par les habitués des podiums sur les courses cyclistes; cette cyclosportive (comme chacune d’elles) offrent avant tout la possibilité de présenter sur la même ligne départ le lambda du dimanche aux meilleurs de l’exercice cycliste.
Autant dire que l’occasion était trop belle pour que votre correspondant local se mesure à ces sportifs dont il se contente de généralement décrire les faits et gestes. Épinglant mon dossard, j’en profitais pour glisser calepin et crayon au fond des poches arrière de mon maillot. Mal, il m’en a pris puisque je n’aurais guère eu le temps de prendre des notes.
Parti sur les chapeaux de roue, malgré une demi-heure de retard sur l’horaire annoncé, je dois bien avoué avoir du être rapidement lucide sur mes chances de victoire. Chancelant à l’arrière du peloton, mes cuisses me perdirent aussi vite que les premiers s’embarquaient dans les lueurs du soleil couchant. Je trouvais dès lors refuge dans le sillage bienveillant de cette Anglaise du VC Montmorillon. Merci Jeanne ! « La femme est l’avenir de l’homme », chantait si bien Jean Ferrat, me suis-je dit en retrouvant un second souffle. 
Je continuais dès lors mon calvaire au fil des virages du circuit où les trajectoires sont aussi essentielles en vélo quand voiture (ou moto). Qui plus est, si vous ne souhaitez pas aller mordre le bitume.
Suant à grosses gouttes, tentant de rester lucide malgré une fatigue de plus en plus pesante, je bénis alors Bruno Puydupin, le président du VC Montmorillon (et organisateur de cette épreuve) quand il dit : « fin de course dans dix minutes. » 
Consciencieux dans mon exercice de correspondant, je me préservais de disputer le sprint du peloton auquel j’appartenais afin d’apercevoir au plus près de la chose : la fin de course des premiers. Je pouvais ainsi voir Jonathan Cormier bien partis pour l’emporter, s’enfilait dans la voie des stands, et donc offrir la victoire à Christophe Castel en cette nocturne des 20 ans du circuit du Vigeant. 
Article après l’acte de censure
Photo: Dunechaser “Dr. Hunter S. Thompson”

Voilà le compte-rendu, victime de la censure …

CYCLOSPORTIVE

Les 20 ans du circuit du Vigeant

Il n’est pas coutume, les vingt ans du circuit automobile du Val de Vienne fêtait en grande pompe tout au long du week-end, fut l’occasion pour quelques soixante-dix cyclistes de s’affronter sur le tracé dévoué communément au sport automobile. Et si la victoire de Christophe Castel est liée à un petit imbroglio dans le final, il ne faudrait surtout pas surestimer la valeur de ce coureur ayant réussi à s’immiscer dans l’échappée victorieuse au côté de Jean-François Bégoin (JPCL, 2e), Alexandre Lorioux (UV Limousine, 3e), Nicolas Maire (Océane-Cycle Poitevin, 4e), Jonathan Cormier (AC Châtellerault, 5e) et Mickaël Damiens (OCP, 6e).

On l’a fait

Mais au-delà des premières places squattées par les habitués des podiums sur les courses cyclistes; cette cyclosportive (comme chacune d’elles) offrent avant tout la possibilité de présenter sur la même ligne départ le lambda du dimanche aux meilleurs de l’exercice cycliste.

Autant dire que l’occasion était trop belle pour que votre correspondant local se mesure à ces sportifs dont il se contente de généralement décrire les faits et gestes. Épinglant mon dossard, j’en profitais pour glisser calepin et crayon au fond des poches arrière de mon maillot. Mal, il m’en a pris puisque je n’aurais guère eu le temps de prendre des notes.

Parti sur les chapeaux de roue, malgré une demi-heure de retard sur l’horaire annoncé, je dois bien avoué avoir du être rapidement lucide sur mes chances de victoire. Chancelant à l’arrière du peloton, mes cuisses me perdirent aussi vite que les premiers s’embarquaient dans les lueurs du soleil couchant. Je trouvais dès lors refuge dans le sillage bienveillant de cette Anglaise du VC Montmorillon. Merci Jeanne ! « La femme est l’avenir de l’homme », chantait si bien Jean Ferrat, me suis-je dit en retrouvant un second souffle.

Je continuais dès lors mon calvaire au fil des virages du circuit où les trajectoires sont aussi essentielles en vélo quand voiture (ou moto). Qui plus est, si vous ne souhaitez pas aller mordre le bitume.

Suant à grosses gouttes, tentant de rester lucide malgré une fatigue de plus en plus pesante, je bénis alors Bruno Puydupin, le président du VC Montmorillon (et organisateur de cette épreuve) quand il dit : « fin de course dans dix minutes. »

Consciencieux dans mon exercice de correspondant, je me préservais de disputer le sprint du peloton auquel j’appartenais afin d’apercevoir au plus près de la chose : la fin de course des premiers. Je pouvais ainsi voir Jonathan Cormier bien partis pour l’emporter, s’enfilait dans la voie des stands, et donc offrir la victoire à Christophe Castel en cette nocturne des 20 ans du circuit du Vigeant. 

Article après l’acte de censure

Photo: Dunechaser “Dr. Hunter S. Thompson”

En ces moments où le doute me tressaille, les fêtes foraines ont ce quelque chose de rassérénant et de rassurant. 

En ces moments où le doute me tressaille, les fêtes foraines ont ce quelque chose de rassérénant et de rassurant. 

 
Chaque mercredi, Libé nous sert cette même séance tenante sous l’intitulée quel spectateur êtes-vous ? Ce coup-ci, point d’invité, c’est moi-même qui vous répond du tac au tac.
La première image ?
Carol dans Max et les Maximonstres (Where the wild things are) à travers différentes scènes du film. La voix de James Gandolfini ajoute un je-ne-sais-quoi au personnage.
Le film (ou la séquence) qui a traumatisé votre enfance ?
La scène finale dans Croc-Blanc. Depuis ce jour, je pleure d’un rien au ciné.
Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?
La Bête de Guerre. Film que je n’ai toujours pas vu. Mon seul souvenir de celui-ci, c’est quand mon père m’a intimé de rejoindre mon lit lorsqu’un gars se faisait écraser par un char.
Une scène fétiche, ou une scène qui vous hante ?
Romain Duris reprenant Cambodia de Kim Wilde, Dans Paris (ici).
Vous dirigez un remake ? Lequel ?
… !?
Le film que vous avez le plus vu (à la télé ou en salle) ?
Le film que j’ai le plus vu au cours des deux dernières années, c’est sans conteste Juno. J’ai dû le voir au moins trois fois au ciné. Je l’ai vu lors du vol aller, et au retour également, de mon escapade en Down Under. Je l’ai vu trois jours d’affilée au Brown Kiwi …
Votre vie devient un biopic (biographie filmée). Qui dans votre rôle ? Et qui derrière la caméra ?
Mike Bee pour les deux.
Le personnage qui vous a fait le plus rêver ?
Si je dis Michele Bartoli, ça marche ?
Le cinéaste absolu à vos yeux ?
Christophe Honoré (voir Wes Anderson)
Le film que vous êtes le seul à connaître ?
Novo
Une réplique que vous connaissez par cœur ?
Aucune > mémoire de poisson-rouge
L’acteur (l’actrice) que vous auriez aimé être ?
Anna Mouglalis :-))
Dernier film vu ? Avec qui ? C’était quand ?
Mammuth, avec ma salope, au Dietrich.
Le chef-d’œuvre dont tout le monde vous parle mais que vous n’avez toujours pas réussi à voir ?
A bout de souffle de Jean-Luc Godard
La dernière image ?
La scène finale de Gerry. Comprenne qui veut. (ceci n’est pas la fin du film, mais un p’tit aperçu bien représentatif)

Chaque mercredi, Libé nous sert cette même séance tenante sous l’intitulée quel spectateur êtes-vous ? Ce coup-ci, point d’invité, c’est moi-même qui vous répond du tac au tac.

La première image ?

Carol dans Max et les Maximonstres (Where the wild things are) à travers différentes scènes du film. La voix de James Gandolfini ajoute un je-ne-sais-quoi au personnage.

Le film (ou la séquence) qui a traumatisé votre enfance ?

La scène finale dans Croc-Blanc. Depuis ce jour, je pleure d’un rien au ciné.

Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

La Bête de Guerre. Film que je n’ai toujours pas vu. Mon seul souvenir de celui-ci, c’est quand mon père m’a intimé de rejoindre mon lit lorsqu’un gars se faisait écraser par un char.

Une scène fétiche, ou une scène qui vous hante ?

Romain Duris reprenant Cambodia de Kim Wilde, Dans Paris (ici).

Vous dirigez un remake ? Lequel ?

… !?

Le film que vous avez le plus vu (à la télé ou en salle) ?

Le film que j’ai le plus vu au cours des deux dernières années, c’est sans conteste Juno. J’ai dû le voir au moins trois fois au ciné. Je l’ai vu lors du vol aller, et au retour également, de mon escapade en Down Under. Je l’ai vu trois jours d’affilée au Brown Kiwi …

Votre vie devient un biopic (biographie filmée). Qui dans votre rôle ? Et qui derrière la caméra ?

Mike Bee pour les deux.

Le personnage qui vous a fait le plus rêver ?

Si je dis Michele Bartoli, ça marche ?

Le cinéaste absolu à vos yeux ?

Christophe Honoré (voir Wes Anderson)

Le film que vous êtes le seul à connaître ?

Novo

Une réplique que vous connaissez par cœur ?

Aucune > mémoire de poisson-rouge

L’acteur (l’actrice) que vous auriez aimé être ?

Anna Mouglalis :-))

Dernier film vu ? Avec qui ? C’était quand ?

Mammuth, avec ma salope, au Dietrich.

Le chef-d’œuvre dont tout le monde vous parle mais que vous n’avez toujours pas réussi à voir ?

A bout de souffle de Jean-Luc Godard

La dernière image ?

La scène finale de Gerry. Comprenne qui veut. (ceci n’est pas la fin du film, mais un p’tit aperçu bien représentatif)

About:

Le troisième. C'est bien mon troisième blog. Et si je cherche encore la forme (à donner au contenu), j'espère pouvoir y être toujours aussi percutant.
En attendant je tweete @elchiquito

Following: